La tradition veut que nous nous souhaitions le meilleur pour la nouvelle Année, quelque soit le contexte.
Jean Lacarrière écrivait : « Rien ne vaut une eau trouble pour concevoir et enfanter. »
Cependant, en ce début d’année 2026, je constate que le monde du travail traverse les contractions douloureuses d’un accouchement laborieux : celui de nouveaux repères, de nouveaux rapports au pouvoir, au temps, à l’humain….
Une inquiétude largement partagée avec ceux et celles que j’accompagne : des dirigeants, des managers, des équipes, des indépendants, des acteurs sociaux engagés qui tiennent, qui portent, qui assument…et qui pourtant, plus que d’habitude, vacillent.
La perte de sens dans l’action, la fatigue intérieure, l’impuissance, la santé mentale, la solitude dans la décision s’invitent de plus en plus souvent dans mes accompagnements.
Et tandis que la polarisation des points de vue vont croissants, les injonctions pressent d’être « performant », « résilient », « innovant », « agile », « à l’écoute», « bienveillant » … et « augmenté ».
Pendant ce temps-là, beaucoup cherchent simplement comment rester en lien avec eux-mêmes, sans se durcir, sans se perdre, sans se couper des autres.
Quelque chose devient de plus en plus clair : les anciennes manières de transformer, de conduire le changement ne suffisent plus.
Changer les structures sans transformer les mentalités revient à déplacer les formes sans toucher la source.
Ce que nous traversons ressemble moins à une crise passagère qu’à un processus de mutation profonde, peut-être même à une forme de renaissance, encore confuse et à l’issue très incertaine.
C’est de l’attention que nous portons que naitra l’énergie, c’est de l’intention qui nous habite que l’action se déploiera, et la forme découle toujours du niveau de conscience de celles et ceux qui la mettent en œuvre.
Je n’échappe pas aux doutes et à la déstabilisation que génèrent ces mouvements de contraction. Mème mon métier est appelé à une transformation.
Après plus de vingt ans d’accompagnement et quinze ans de supervision, je continue moi aussi à me demander :
Comment contribuer utilement à un futur souhaitable ? Comment accompagner de façon plus subtile les situations et les personnes?
Ce qui me soutient, c’est une confiance profonde dans la vie. Plus qu’un optimisme qui verrait tout en rose, j’ai foi en d’autres possibles. La conviction qu’une mutation est à l’œuvre et qu’elle ne se décrète pas, ne se pilote pas à coups d’indicateurs, ne se vend pas par de beaux discours.
Elle se reçoit.
Elle s’incarne.
Elle se transmet par contagion.
Pour 2026, mon intention est simple : consentir à « être vraiment là », et tenir des espaces où l’on peut déposer, discerner, expérimenter,
où la parole peut se dire sans masque,
où l’on s’ancre dans le présent,
où l’on réapprend à écouter la sagesse du cœur et du corps,
où l’entraide redevient possible,
où l’on se sent oeuvrer au service du bien commun.
Je ne vous souhaite pas une année confortable.
Je ne vous promets rien de magique.
Je vous souhaite de ne pas rester seul
quand tenir seul n’est plus la bonne option.
Si, à la lecture de ces lignes, quelque chose a résonné,
si vous sentez que le moment est venu de réfléchir, de traverser autrement,
sachez que cela existe.
C’est précisément là que je travaille.
Avec sérieux, profondeur et humanité.
Sans nier la complexité.
Sans masquer la souffrance.
Mais avec la confiance qu’un mouvement reste possible.
Pour cette nouvelle année, je vous souhaite :
de la confiance sans illusion,
du courage sans épuisement,
du discernement sans pression,
et, lorsque c’est juste, l’audace de vous faire accompagner.
Je vous souhaite surtout de ne pas lâcher.
Et si le moment est venu d’en parler,
je serai là pour vous rencontrer.
Me contacter :
flavienne.sapaly@humanart.fr
Si vous souhaitez :
– Rejoindre un groupe Alumni Élément Humain
– Appartenir, en tant qu’entrepreneur, à un espace de partage et de soutien
– Créer, en tant que dirigeant ou DRH, des espaces innovants de dialogue et de régulation
– Intégrer un groupe de supervision pour coachs professionnels
-Participer à une de nos marche à thème
Alors, parlons-en.


Article écrit par Flavienne Sapaly

