Agir sans se prendre pour l’acteur : une clé de maturité pour les coachs
Dans les supervisions comme dans les formations, j’observe combien les coachs portent une crainte cachée : mal faire, être jugés, rater une intervention, ne pas produire “le bon résultat”. Comme si tout reposait sur leurs épaules. Or cette tension est précisément ce...


Article écrit par Flavienne Sapaly


Beaucoup de coachs arrivent d’ailleurs en supervision avec cette étape franchie, mais aussi avec cette tentation : poser un « diagnostic » sur la situation.
Je sais ce chemin. Je l’ai emprunté. Mais l’analyse, aussi utile soit-elle, reste encore un filtre, une grille qui enferme parfois (pas toujours) plus qu’elle ne libère.
𝗔𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝗱’𝗵𝘂𝗶, 𝗷𝗲 𝗰𝗿𝗼𝗶𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗼𝗻𝗱𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗲̂𝘁𝗿𝗲𝘀 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗴𝗿𝗮̂𝗰𝗲 𝗮𝘂 𝗿𝗲𝗴𝗮𝗿𝗱 𝗱𝗲𝘀 𝗮𝘂𝘁𝗿𝗲𝘀.
✅ 𝑀𝑖𝑐ℎ𝑎𝑒𝑙 𝑊ℎ𝑖𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑙𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 « 𝑙’œ𝑖𝑙 𝑎𝑟𝑟𝑜𝑔𝑎𝑛𝑡 », 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑞𝑢𝑖 𝑖𝑚𝑝𝑜𝑠𝑒 𝑠𝑒𝑠 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑒𝑠, 𝑒𝑡 𝑑𝑒 « 𝑙’œ𝑖𝑙 𝑑’𝑎𝑚𝑜𝑢𝑟 », 𝑐𝑒𝑙𝑢𝑖 𝑞𝑢𝑖 𝑟𝑒𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖̂𝑡 𝑙’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒 𝑎𝑢𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑠𝑎 𝑣𝑖𝑒.
J’aime cette image car elle dit bien la révolution que traverse notre métier : quitter la tentation de maitriser pour apprendre à aimer.
‼️ Dans nos métiers de coachs, c’est une évidence que nous oublions parfois. Nous nous formons à des méthodes, nous cherchons les bonnes questions, nous nous rassurons avec des cadres. Mais l’essentiel ne se joue pas là. L’essentiel se joue dans l’énergie qui se dégage de notre présence.
C’est une énergie que l’IA ne peut donner mème si elle donne l’illusion de nous comprendre mieux que quiquonque (d’où son coté addictif).❓ 𝐒𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬-𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐛𝐥𝐞𝐬 𝐝’𝐨𝐮𝐯𝐫𝐢𝐫 𝐞𝐧 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐜𝐞𝐭 𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞 𝐝’𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐨𝐮̀ 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐬𝐞 𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐟𝐨𝐢𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐩𝐞𝐜𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐯𝐮 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐬𝐚 𝐠𝐫𝐚𝐧𝐝𝐞𝐮𝐫 ?
Changer de regard sur nous-mêmes est la première étape. Quand nous cessons de nous juger, nous découvrons que l’autre n’a pas besoin d’être réparé mais accompagné vers ce qu’il porte déjà. Et puis, la 2nde étape est de cesser de résister à la vie : accepter les épreuves comme des portes qui ouvrent le coeur et pas des problèmes à résoudre. Alors le coaching change de nature. Il ne s’agit plus d’aider à « réussir » ou à « résoudre », mais d’accompagner un mouvement plus profond : celui par lequel une personne reprend contact avec elle-même. Ainsi notre posture s’allège : nous n’avons plus à vouloir, ni à pouvoir, ni à savoir.
La révolution du coaching ne viendra pas des techniques nouvelles. Elle viendra de cette simplicité retrouvée : 𝐨𝐬𝐞𝐫 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞𝐫 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐮𝐧 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐞𝐧 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫, 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐠𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐮𝐦𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐪𝐮’𝐢𝐥 𝐞𝐬𝐭 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀.
😊 Et qu’on arrête de dire que c’est « bisounours » !
😍 Je vous souhaite un dimanche, le coeur affalé sur un lit d’herbes fraiches