Notre métier est un art qui suppose un talent et une personnalité. J’en suis convaincue.
Pourtant nombre de coachs professionnels surinvestissent la formation en outils divers et s’appliquent à « bien faire » aux dépens de leur confiance en eux et de l’ouverture à leur « savoir du dedans ».
Un syndrome miroir de notre société
La crainte des dérives sectaires et l’encadrement proposé par les fédérations de coaching, bien qu’essentiel pour garantir une déontologie et poser des référentiels de compétences solides, contribuent indirectement à une pression supplémentaire pour les professionnels, qu’ils soient débutants ou confirmés.
A cela s’ajoute les questions de légitimité et les peurs personnelles des coachs professionnels : celles que j’entends le plus sont la peur d’être dommageable ou de ne pas « faire avancer » le client.
Un aspect fondamental de cette problématique est que la peur des coachs reflète en réalité un processus parallèle à celui de leurs clients. Nous vivons dans une société où l’inconscient collectif valorise une approche centrée sur le problème/solution et l’action/réaction. Une addiction à la performance, l’amélioration continue, l’optimisation, le progrès…toujours plus loin, toujours plus haut. Cette culture du résultat instaure une intolérance à l’imperfection, l’impuissance et à l’incertitude, qu’il s’agisse des coachs ou des individus qu’ils accompagnent.
Comme le disait Edgar Morin : « Nous vivons dans une civilisation qui idolâtre le contrôle, mais le contrôle absolu est une illusion. »
En cherchant à maîtriser chaque aspect de leur pratique, les coachs s’enferment dans une posture qui limite leur potentiel créatif et leur capacité à être pleinement présents. Cette pression est similaire à celle que vivent leurs clients, souvent hantés par l’idée de ne pas atteindre leurs objectifs.
Exemple : Un client pourrait se sentir paralysé par l’idée de ne pas réussir à atteindre une promotion professionnelle, tandis qu’un coach, de son côté, pourrait craindre de ne pas trouver les « bonnes » techniques pour l’accompagner. Les deux se retrouvent pris dans une boucle de peur centrée sur l’échec.
Et si l’imperfection et le non savoir était un atout ?
« Ce qui rend une personne réellement digne de confiance, ce n’est pas sa perfection, mais sa capacité à être humaine. » Brené Brown[1]
Il est biensur important de regarder avec le plus d’honnêteté possible, les données objectives de la pratique de notre art mais on peut compter sur le marché pour faire le tri.
Je défends ici l’idée que l’imperfection et le non-savoir pourraient être bien plus qu’un défaut : ils pourraient devenir un modèle de résilience et de lâcher-prise pour les clients. La vulnérabilité du coach, lorsqu’elle est assumée avec authenticité, peut offrir un espace sécurisant où le client peut lui-même s’autoriser à être imparfait.
Cette acceptation montre qu’il est possible de naviguer dans l’incertitude avec confiance. Cela libère les clients de l’idée qu’ils doivent « tout savoir » ou être constamment dans l’action pour être efficaces.
Un message profondément transformateur en découle : il est possible de vivre pleinement sans tout contrôler.
Cette approche modélisante invite les clients à explorer leur propre humanité, à lâcher leurs attentes irréalistes et à s’engager dans un processus où c’est la disponibilité à ce qui se vit qui permet la transformation, plus que l’accès à une « solution ressource » ou à une « action résolutoire ».
Cet apprentissage passe par l’expérience, les essais, les erreurs et la découverte progressive de soi. En incarnant cette philosophie, les coachs contribuent à une révolution dans leur pratique : ils transforment une culture de la performance en une culture de la présence et de l’émergence.
L’antidote au syndrome du « bon coach » pourrait bien se trouver dans cette parole de Rumi [2]:
,« Sortez des cercles du temps et entrez dans le cercle de l’amour. ».
[1] Les cadeaux de l’imperfection, Brene Brown, ed Beliveau (2023)
[2] RUMI est un mystique persan du 13e siècle
Pourtant nombre de coachs professionnels surinvestissent la formation en outils divers et s’appliquent à « bien faire » aux dépens de leur confiance en eux et de l’ouverture à leur « savoir du dedans ».
Un syndrome miroir de notre société
La crainte des dérives sectaires et l’encadrement proposé par les fédérations de coaching, bien qu’essentiel pour garantir une déontologie et poser des référentiels de compétences solides, contribuent indirectement à une pression supplémentaire pour les professionnels, qu’ils soient débutants ou confirmés.
A cela s’ajoute les questions de légitimité et les peurs personnelles des coachs professionnels : celles que j’entends le plus sont la peur d’être dommageable ou de ne pas « faire avancer » le client.
Un aspect fondamental de cette problématique est que la peur des coachs reflète en réalité un processus parallèle à celui de leurs clients. Nous vivons dans une société où l’inconscient collectif valorise une approche centrée sur le problème/solution et l’action/réaction. Cette culture du résultat instaure une intolérance à l’imperfection, l’impuissance et à l’incertitude, qu’il s’agisse des coachs ou des individus qu’ils accompagnent.
Comme le disait Edgar Morin : « Nous vivons dans une civilisation qui idolâtre le contrôle, mais le contrôle absolu est une illusion. »
En cherchant à maîtriser chaque aspect de leur pratique, les coachs s’enferment dans une posture qui limite leur potentiel créatif et leur capacité à être pleinement présents. Cette pression est similaire à celle que vivent leurs clients, souvent hantés par l’idée de ne pas atteindre leurs objectifs.
Exemple : Un client pourrait se sentir paralysé par l’idée de ne pas réussir à atteindre une promotion professionnelle, tandis qu’un coach, de son côté, pourrait craindre de ne pas trouver les « bonnes » techniques pour l’accompagner. Les deux se retrouvent pris dans une boucle de peur centrée sur l’échec.
Et si l’imperfection et le non savoir était un atout ?
« Ce qui rend une personne réellement digne de confiance, ce n’est pas sa perfection, mais sa capacité à être humaine. » Brené Brown[1]
Il est biensur important de regarder avec le plus d’honnêteté possible, les données objectives de la pratique de notre art mais on peut compter sur le marché pour faire le tri.
Je défends ici l’idée que l’imperfection et le non-savoir pourraient être bien plus qu’un défaut : ils pourraient devenir un modèle de résilience et de lâcher-prise pour les clients. La vulnérabilité du coach, lorsqu’elle est assumée avec authenticité, peut offrir un espace sécurisant où le client peut lui-même s’autoriser à être imparfait.
Cette acceptation montre qu’il est possible de naviguer dans l’incertitude avec confiance. Cela libère les clients de l’idée qu’ils doivent « tout savoir » ou être constamment dans l’action pour être efficaces.
Un message profondément transformateur en découle : il est possible de vivre pleinement sans tout contrôler.
Cette approche modélisante invite les clients à explorer leur propre humanité, à lâcher leurs attentes irréalistes et à s’engager dans un processus où c’est la disponibilité à ce qui se vit qui permet la transformation, plus que l’accès à une « solution ressource » ou à une « action résolutoire ».
Cet apprentissage passe par l’expérience, les essais, les erreurs et la découverte progressive de soi. En incarnant cette philosophie, les coachs contribuent à une révolution dans leur pratique : ils transforment une culture de la performance en une culture de la présence et de l’émergence.
L’antidote au syndrome du « bon coach » pourrait bien se trouver dans cette parole de Rumi [2]:
,« Sortez des cercles du temps et entrez dans le cercle de l’amour. ».
[1] Les cadeaux de l’imperfection, Brene Brown, ed Beliveau (2023)
[2] RUMI est un mystique persan du 13e siècle
Pourtant nombre de coachs professionnels surinvestissent la formation en outils divers et s’appliquent à « bien faire » aux dépens de leur confiance en eux et de l’ouverture à leur « savoir du dedans ».
Un syndrome miroir de notre société
La crainte des dérives sectaires et l’encadrement proposé par les fédérations de coaching, bien qu’essentiel pour garantir une déontologie et poser des référentiels de compétences solides, contribuent indirectement à une pression supplémentaire pour les professionnels, qu’ils soient débutants ou confirmés.
A cela s’ajoute les questions de légitimité et les peurs personnelles des coachs professionnels : celles que j’entends le plus sont la peur d’être dommageable ou de ne pas « faire avancer » le client.
Un aspect fondamental de cette problématique est que la peur des coachs reflète en réalité un processus parallèle à celui de leurs clients. Nous vivons dans une société où l’inconscient collectif valorise une approche centrée sur le problème/solution et l’action/réaction. Cette culture du résultat instaure une intolérance à l’imperfection, l’impuissance et à l’incertitude, qu’il s’agisse des coachs ou des individus qu’ils accompagnent.
Comme le disait Edgar Morin : « Nous vivons dans une civilisation qui idolâtre le contrôle, mais le contrôle absolu est une illusion. »
En cherchant à maîtriser chaque aspect de leur pratique, les coachs s’enferment dans une posture qui limite leur potentiel créatif et leur capacité à être pleinement présents. Cette pression est similaire à celle que vivent leurs clients, souvent hantés par l’idée de ne pas atteindre leurs objectifs.
Exemple : Un client pourrait se sentir paralysé par l’idée de ne pas réussir à atteindre une promotion professionnelle, tandis qu’un coach, de son côté, pourrait craindre de ne pas trouver les « bonnes » techniques pour l’accompagner. Les deux se retrouvent pris dans une boucle de peur centrée sur l’échec.
Et si l’imperfection et le non savoir était un atout ?
« Ce qui rend une personne réellement digne de confiance, ce n’est pas sa perfection, mais sa capacité à être humaine. » Brené Brown[1]
Il est biensur important de regarder avec le plus d’honnêteté possible, les données objectives de la pratique de notre art mais on peut compter sur le marché pour faire le tri.
Je défends ici l’idée que l’imperfection et le non-savoir pourraient être bien plus qu’un défaut : ils pourraient devenir un modèle de résilience et de lâcher-prise pour les clients. La vulnérabilité du coach, lorsqu’elle est assumée avec authenticité, peut offrir un espace sécurisant où le client peut lui-même s’autoriser à être imparfait.
Cette acceptation montre qu’il est possible de naviguer dans l’incertitude avec confiance. Cela libère les clients de l’idée qu’ils doivent « tout savoir » ou être constamment dans l’action pour être efficaces.
Un message profondément transformateur en découle : il est possible de vivre pleinement sans tout contrôler.
Cette approche modélisante invite les clients à explorer leur propre humanité, à lâcher leurs attentes irréalistes et à s’engager dans un processus où c’est la disponibilité à ce qui se vit qui permet la transformation, plus que l’accès à une « solution ressource » ou à une « action résolutoire ».
Cet apprentissage passe par l’expérience, les essais, les erreurs et la découverte progressive de soi. En incarnant cette philosophie, les coachs contribuent à une révolution dans leur pratique : ils transforment une culture de la performance en une culture de la présence et de l’émergence.
L’antidote au syndrome du « bon coach » pourrait bien se trouver dans cette parole de Rumi [2]:
,« Sortez des cercles du temps et entrez dans le cercle de l’amour. ».
[1] Les cadeaux de l’imperfection, Brene Brown, ed Beliveau (2023)
[2] RUMI est un mystique persan du 13e siècle


Article écrit par Flavienne Sapaly

