Quand l’appel intérieur se réveille : discerner ce qui cherche en nous

18 Nov 2025

Article écrit par Flavienne Sapaly
Mob : 06.82.56.38.99
Mail : flavienne.sapaly@humanart.fr

Coach Accréditée EIA Praticien senior et ESIA superviseur

Organisme de Formation Humanart certifié Qualiopi

Quand l’appel intérieur se réveille : discerner ce qui cherche en nous

Depuis quelques temps, je rencontre de plus en plus de personnes qui expriment une envie profonde d’“autre chose”. Elles disent vouloir être dans l’être, vivre “depuis un autre endroit”, laisser tomber les couches de contrôle

Les formulations varient : « Je veux revenir à l’essentiel et arrêter de courir », « Je sens un appel mais je ne sais pas le nommer », « Je veux me relier à quelque chose de plus profond », « Je me sens relié à la nature (au chamanisme, à dieu …) et il faut que je change ma vie »

Derrière ces formulations, probablement en lien avec la rudesse de la période et un futur indéfinissable, se dessine un mouvement collectif (qui touche des personnes très variées) : l’impétueux désir de renouveau, une quête intérieure, un éveil à quelquechose d’innommable qui semble appeler.

C’est un appel à la profondeur, à la présence, à un mode de relation au monde qui ne repose plus que sur la performance, ni sur la volonté de maîtriser. Un appel à voir le beau, le bon et le bien qui met certaines personnes en marche vers la spiritualité sous toutes ses formes.

Et dans cet élan, je vois deux mouvements qui s’entremêlent. Il m’apparait que les distinguer devient essentiel pour ne pas transformer la quête en stratégie du mental et en quête d’absolu déconnectée de la vie matérielle.

  1. Le mouvement qui vient du coeur

Il y a d’abord cet appel silencieux, un désir sincère venant d’une intuition profonde. Un élan sans tension, presque familier, comme si quelque chose en nous se souvenait d’un espace plus vaste que nos pensées qui échappe aux limites du connu et des formes.

Il ne pousse pas : il attire. Il ne commande pas : il invite.

Cet élan nous amène spontanément à ralentir, écouter, nous laisser traverser. Il n’ajoute rien : il permet au superflu de tomber. Il ouvre, simplement.

C’est de cet élan que parlent ces mots attribués à l’Évangile de Thomas :

« Que celui qui cherche ne cesse de chercher jusqu’à ce qu’il ait trouvé, et quand il aura trouvé, il sera troublé, et lorsqu’il sera troublé, il s’émerveillera, et il régnera sur le Tout. »

Cet élan-là ne cherche pas à devenir quelqu’un : il cherche à s’alléger de ce qui entrave.

  1. Le mouvement qui vient du mental

En parallèle, un autre mouvement plus subtil, plus rusé, imite le premier au point de le singer.

C’est le mental qui veut accumuler des “expériences”, pour comprendre, obtenir des preuves, sécuriser un chemin qu’il imagine mener à l’accomplissement. Il parle d’être présent, de vivre dans l’être…mais tout en poursuivant l’ambition secrète de devenir “plus éveillé”, “plus pur”, “plus avancé” pour être quelqu’un de bien.

Il transforme l’appel intérieur en projet personnel. Il veut atteindre ce qui ne peut en réalité, émerger que dans le laisser faire.

Exemple : « je médite pour élever ma conscience versus je médite pour laisser la place à ce qui est en moi. »

Ici, le Moi se croit aux commandes et se prend pour l’auteur unique de son chemin intérieur. Il fait pour être. Il fait mème des efforts pour être encore mieux.

Ce mouvement n’est pas mauvais : il exprime une peur. Souvent une peur de manquer sa vie. Un relent de méritocratie .

Ce mouvement contracte alors que l’autre ouvre. Il commente alors que l’autre se dépose. Il cherche à devenir alors que l’autre permet d’être.

Comment discerner ces deux élans ?

Quelques repères simples (presque) :

– Dès qu’il y a attente, comparaison, objectif : le mental agit.

– Dès qu’il y a évidence, simplicité, absence de contrat intérieur : l’appel est à l’œuvre.

– Le mental veut comprendre ; l’appel cherche à se reconnaître.

– Le mental veut obtenir ; l’appel laisse tomber.

Lorsque le mental revient, et il reviendra, c’est pour dire : « Ça y est, j’y suis », ou « Je dois continuer pour ne pas perdre cette paix »,

Lorsque ce qui traverse la conscience, pensées, émotions, doutes, élans, résistances, est vu comme exactement ce qui doit apparaître et qu’il n’y a rien à changer, rien à corriger, rien à améliorer, alors l’ouverture peut se faire. Et plus la présence devient fine, plus ce discernement devient naturel.

L’accomplissement (Quête de l' »unité » diront certains) tant cherchée n’est pas un objectif. Il se révèle lorsqu’il n’y a plus de prise. Le chemin n’est pas un effort : c’est un dévoilement. Un dépouillement plus qu’une ascension.

C’est pour cela que tant de personnes ressentent aujourd’hui cet appel : parce que nos manières habituelles de chercher ne suffisent plus, La quête de sens a toujours été un thème fort des coaching, mais aujourd’hui entre crises, IA, rythmes effrénés de vie, guerres et autres joyeusetés….le mental arrive à sa limite.

C’est pour cela aussi que le coaching doit évoluer.

Autres articles de la même catégorie

« Aidez moi à me débarasser de ma colère »

« Aidez moi à me débarasser de ma colère »

Certains clients l’avouent : « Moi je suis cash ». « Je m’agace vite. » « Je m’impatiente. » « Je râle. » « Je boue, et de temps en temps, çà pète ! » « Je peux être agressif, cynique, critique…et j’aime pas çà de moi. » Dans l’entreprise (et la société en général),...

lire plus
Share This